samedi 21 décembre 2019

Noel

Cristal de Bohême.

Petite étincelle perdue
Vers moi revenue
A caresses d'ailes,
Le cristal brille
De son cœur Bohême
Eternel !

Je suis l'Enfant devenu grand,
Levant les voiles
Qui ballotent les années dans
Le vent salé
Des nuits belles,
Du ciel Profond
Et argenté.

Jour étincelle,
Enfant de l'Etoile
Et de son matin,
J'accueille sur les rives
De l'Aurore,
Ton rire
Dans mon cœur,
Ton feu
Qui fait fondre en Or,
Tous les lendemains...

Oh, Matin fait de l'or de tes lendemains !
Présent, présent, présent... Je t'honore.

                                       Le présent est la somme des lendemains consumés dans l'instant d'un passé, s'abandonnant dans les bras de son destin. 

Philippe Belardi.












dimanche 14 juillet 2019

L'Archaïque dit le cheyenne

Un chat sauvage s'est éteint, une étoile s'est allumée.

Il transportait le ciel depuis trop longtemps
sur son manteau couleur sable,
Et ses yeux suffisaient pour le dire,
Car vous y lisiez notre galaxie
et toutes les promesses
qui nous sont adressées par delà
notre présent trop présent.
Il était le désert abritant la source d'eau vive.

L'archaïque avait traversé les âges et le temps
pour venir nous compter sa sagesse,
par son calme, sa gentillesse parfois même sa sensibilité…

S'il était sauvage et vigilant, il avait su baisser sa garde
Pour se livrer : un cœur de sage dans l'écrin d'un corps de chat ! Sa forme avait été choisie
pour son charme et sa force, il en résultait une étrange et subtile alchimie qui captivait votre pensée et votre émotion, car le cheyenne n'était pas un chat ordinaire, le cheyenne venait d'ailleurs, un ailleurs fait de montagnes  de cristal sculptées  dans la lumière du soleil bleu clair, ...  Saphir.

Ses yeux, son regard et le fond qu'ils abritaient resteront gravés dans notre mémoire et nos cœurs !

Merci Cheyenne, d'avoir croisé notre route,
Tu as quitté notre humble maison pour une plus belle demeure,
Tu nous as laissé un message d'espoir, de cœur,
Nous t'en sommes reconnaissants.
Cheyenne, continue ton voyage,
Nous, nous te gardons dans notre cœur.

Noune et Philippe.

dimanche 17 mars 2019

Poésie



Poésie,


Je t’ai prise au mot, tu m’as pris le cœur,
Ce soir où le mal en peine 
M’avait conduit à toi sur les toits de Paris,
Tout-là haut,

Où le ciel me confiait son Etoile ouverte aux pétales de ma vie.


Alors demain

Le  matin pourra se lever,
Je ne quitterai mon rêve que pour la retrouver, 
Te retrouver...

Au beau milieu d’un sonnet, d’une prose assoiffée,  
Etreinte de ton amour, de ta passion, 

Oh  volupté !

Poésie,  je t’écris sans conter
Pour entendre ta voix si, par chance,
Ton murmure, dans le silence,
Me chuchotait les rimes esseulées.

                             Philippe Belardi, Poésie, 17 mars 2019. Poème dédié à André Breton.







 

samedi 15 décembre 2018

Qui de nous deux


Qui de nous deux,

La Vie

Ce mot, ce nom accroché à une ficelle que le vent de mon existence ballote,

Une corde sur laquelle enfants nous avons tous joué à sauter,

Le feu follet que la main visible se refuse à  saisir,

Que nos bras trop courts renoncent à embrasser.
Qui de nous deux fera le premier pas

Qui de nous deux se rapprochera.

Inutile de prendre des chemins escarpés, risquer les précipices, tenter le diable,
Pour t'esquiver.  

Tu ne connais qu’une règle, ne respecte qu’un principe,

Te cacher, te dissimuler pour mieux  surprendre.

Est-ce un jeu que tu jouerais seule,

Une histoire que tu écrirais sans oser la chute

Que tu rattrapes à chaque bout de ligne,
Comme pour retisser à l’encre éternelle le motif de ton œuvre
Que j'imagine parce qu'il me serait défendu ?

Il faudra pourtant que tu termines ce que tu as commencé,
Que j’achève le poème puisque c’est dans cette langue
Que tu as choisi de te livrer à demi-mots,
Ceux que je dois recoller pour réparer tes secrets.

Il faudra bien que tu avances d’un demi-pas vers moi pour que je sente ton parfum qui me hante et se dissipera enfin
Dans ta lumière éclatante ! 

Qu’importe si tu te fais attendre, puisque tu as sculpté dans l’éternité le désir 
Qui chute dans le Temps.

L’Homme est "un poème que tu as commencé" nous dit le philosophe,
J'ajouterai qu'il est le Mythe que tu t’es créé,
Pour te contempler,
Un rêve qui pour nous hommes, est devenu notre réalité.

Sais-tu au moins qu’il n’y a rien de plus éternel et présent que le mythe,
Que la pensée toute entière s’abreuve à sa source pour se baigner dans son lit ?

Alors… moi qui suis ton premier rêve, ton premier acte d’amour,
J'irai cueillir dans la brume de ton sommeil 
Le mot précieux, pour te réveiller.

Qui de nous deux, décembre 2018,

Philippe Belardi « Dans le désir de Lettre(s) ».